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프루스트의 소설은 여담적인가? (Le roman proustien est-il digressif?)

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최초등록일 2025.06.19 최종저작일 2015.12
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프루스트의 소설은 여담적인가?
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    서지정보

    · 발행기관 : 한국불어불문학회
    · 수록지 정보 : 불어불문학연구 / 104호 / 287 ~ 336페이지
    · 저자명 : 이충민

    초록

    Tantôt considéré comme l'indice du manque de construction, tantôt admiré comme une révolution de l'écriture romanesque, le caractère essaystique et digressif de la Recherche du temps perdu a fait couler l’encre. L'approche théorique du phénomène n'a pourtant vu le jour que plutôt récemment. Une confusion conceptuelle longtemps subsistait : si l'essaystique, en tant que l'altérité du récit, reste essentiellement problème générique, c'est-à-dire, apparition du nouvel élément sur l'axe paradigmatique, en revanche, le digressif, défini comme l'excursion thématique, est tout d'abord une question de déraillement, voire de désorientation sur l'axe syntagmatique.
    Evidemment, ni l'essai ni la digression n’est inouï dans la pratique romanesque : romans baroques bourrés de digressions superflues, tradition française de l’« analyse » psychologique depuis la Princesse de Clèves, contes philosophiques des Lumières, romans réalistes impatients d’étaler son érudition, etc. Cependant le roman proustien semble rénover profondément l’emploi de l’argumentatif et du hors-sujet afin de construire un régime hybride sans précédent.
    D’abord, chez Proust, l’essaystique, tout en prenant, à son gré, les formes différentes de maxime ou petit passage essaystique ou « roman abstrait », ou réflexion à proprement dite, ne perd jamais le lien avec l’intrigue. Tous ces variantes du discursif puisent leurs exemples dans l’univers diégétique du roman : Brichot mentionnant les noms fictifs de la Recherche pour donner une leçon de l’étymologie ; M. de Guermantes convoqué comme admirateur de Balzac et bibliophile en faveur de la réflexion théorique sur la littérature dans le Temps retrouvé; le duc de Châtellerault venu donner son appui démonstratif dans le traité sur la « race des tantes ». L’essai n’existe jamais indépendamment du récit. Il ne connaît aucune existence automne chez Proust. D’ailleurs, ces passages discursifs, longs ou courts, sont mêlés d'une façon inextricable avec les éléments diégétiques : le passage entre « nous » augmentatif et « je » diégétique est fréquent même dans une phrase ; Un essai introduit pour rendre compte d’un événement du récit se voit élucidé par un autre événement du même récit. Il est donc souvent difficile, voire impossible de séparer, même syntaxiquement, l’un de l’autre.
    La stratégie proustienne devient beaucoup plus subtile et même rusée avec les digressions. Les digressions dans la Recherche, fussent-elles abondantes, n’interrompant guère le cours de l’histoire, ne donne lieu à aucune solution de continuité, puisque les frontières entre l’histoire principale et une digression sont le plus souvent estompées et même indétectables. Souvent une digression se trouve divisée en deux ou trois, suivie d’une autre digression sur la première digression, et ainsi de suite. Le retour en matière à la « revenons à nos moutons » n’étant pas fréquent, on voit plutôt les fausses reprises (celles d’une autre digression, non de l’histoire principale). En outre, Proust préfère multiplier le geste de l’entrée dans une digression ou de la sortie de la digression. On ne sait jamais donc où exactement commence ou finit une digression. Ces dénivellations insensibles et démultiplications des sujets que sont aussi les hors-sujets rendent difficile le travail du repérage et de la démarcation sur les éléments narratifs ou discursifs. En même temps, le lecteur s’aperçoit toujours trop tard qu’il soit dans une digression. Dans le texte proustien, le glissement règne, on a du mal à démêler distinctement la part narratif, la part descriptif, la part digressif. Tout concourt à l’idée de la continuité très chère à Proust, les fameuses notions du « trottoir roulant » et du « vernis des Maîtres » n’étant rien d’autre que la suture parfaite des fentes creusées dans le texte par cette hétérogénéité par excellences qu’est la digression.

    영어초록

    Tantôt considéré comme l'indice du manque de construction, tantôt admiré comme une révolution de l'écriture romanesque, le caractère essaystique et digressif de la Recherche du temps perdu a fait couler l’encre. L'approche théorique du phénomène n'a pourtant vu le jour que plutôt récemment. Une confusion conceptuelle longtemps subsistait : si l'essaystique, en tant que l'altérité du récit, reste essentiellement problème générique, c'est-à-dire, apparition du nouvel élément sur l'axe paradigmatique, en revanche, le digressif, défini comme l'excursion thématique, est tout d'abord une question de déraillement, voire de désorientation sur l'axe syntagmatique.
    Evidemment, ni l'essai ni la digression n’est inouï dans la pratique romanesque : romans baroques bourrés de digressions superflues, tradition française de l’« analyse » psychologique depuis la Princesse de Clèves, contes philosophiques des Lumières, romans réalistes impatients d’étaler son érudition, etc. Cependant le roman proustien semble rénover profondément l’emploi de l’argumentatif et du hors-sujet afin de construire un régime hybride sans précédent.
    D’abord, chez Proust, l’essaystique, tout en prenant, à son gré, les formes différentes de maxime ou petit passage essaystique ou « roman abstrait », ou réflexion à proprement dite, ne perd jamais le lien avec l’intrigue. Tous ces variantes du discursif puisent leurs exemples dans l’univers diégétique du roman : Brichot mentionnant les noms fictifs de la Recherche pour donner une leçon de l’étymologie ; M. de Guermantes convoqué comme admirateur de Balzac et bibliophile en faveur de la réflexion théorique sur la littérature dans le Temps retrouvé; le duc de Châtellerault venu donner son appui démonstratif dans le traité sur la « race des tantes ». L’essai n’existe jamais indépendamment du récit. Il ne connaît aucune existence automne chez Proust. D’ailleurs, ces passages discursifs, longs ou courts, sont mêlés d'une façon inextricable avec les éléments diégétiques : le passage entre « nous » augmentatif et « je » diégétique est fréquent même dans une phrase ; Un essai introduit pour rendre compte d’un événement du récit se voit élucidé par un autre événement du même récit. Il est donc souvent difficile, voire impossible de séparer, même syntaxiquement, l’un de l’autre.
    La stratégie proustienne devient beaucoup plus subtile et même rusée avec les digressions. Les digressions dans la Recherche, fussent-elles abondantes, n’interrompant guère le cours de l’histoire, ne donne lieu à aucune solution de continuité, puisque les frontières entre l’histoire principale et une digression sont le plus souvent estompées et même indétectables. Souvent une digression se trouve divisée en deux ou trois, suivie d’une autre digression sur la première digression, et ainsi de suite. Le retour en matière à la « revenons à nos moutons » n’étant pas fréquent, on voit plutôt les fausses reprises (celles d’une autre digression, non de l’histoire principale). En outre, Proust préfère multiplier le geste de l’entrée dans une digression ou de la sortie de la digression. On ne sait jamais donc où exactement commence ou finit une digression. Ces dénivellations insensibles et démultiplications des sujets que sont aussi les hors-sujets rendent difficile le travail du repérage et de la démarcation sur les éléments narratifs ou discursifs. En même temps, le lecteur s’aperçoit toujours trop tard qu’il soit dans une digression. Dans le texte proustien, le glissement règne, on a du mal à démêler distinctement la part narratif, la part descriptif, la part digressif. Tout concourt à l’idée de la continuité très chère à Proust, les fameuses notions du « trottoir roulant » et du « vernis des Maîtres » n’étant rien d’autre que la suture parfaite des fentes creusées dans le texte par cette hétérogénéité par excellences qu’est la digression.

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